LET'S DO THE TIME WARP AGAIN

23 avril 2010

THE BRIAN JONESTOWN MASSACRE (TOULOUSE)

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Ce mec-là est bien réel. On en a eu la preuve tout à l'heure. Joel Gion, sa casquette, ses lunettes, son tambourin; Anton Newcombe retranché à gauche (tout à gauche) de la scène; Matt Hollywood et son jabot.
Ce mec là a un peu vieilli et semble, à première vue s'être assagi. Anton Newcombe aussi. Matt Hollywood sourit.

OUI, à première vue, ils paraissent plus calmes. On se le dit les premières minutes, mais voilà, petit à petit, on entre dans leur monde, musical d'abord aux sonorités orientales, du bon vieux rock en perspective, puis celui de leur "personnage" car chacun -du moins le trio des débuts- a créé un mythe autour de lui.Ce qui est merveilleux quand on est public d'un concert, c'est ce moment grisant quand rien n'est plus important que le son qui fait partie de vous, que la moindre mimique d'un de ces extraterrestres, que sa survie quand une foule en délire vous écrase; on râle, on maudit les autres, mais la bataille acharnée ne fait que renforcé la nouveau lien quir elie les amateurs de musique à leur objet de dévotion.

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18 avril 2010

I'm Not There, de Todd Haynes

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I'm Not There
est dérangeant, c'est un objet d'art non-identifié; quelqu'un, un beau jour, m'a dit que ce film était prétentieux. Who cares ? Les objets d'art sont exposés, et donc là pour être vu et admirés.   
Certains me diront encore que le culte que je voue à Velvet Goldmine me rend partiale. Non ! Non ! Non !


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         I'm Not There parle d'une autre époque, de celle qui pleine d'espoir de pouvoir changer le cours du temps et de l'Histoire par des chansons protestataires et leurs charismatiques interprètes jusqu'à une autre, un autre seuil du cours des choses où tout espoir est perdu ; c'est alors qu'on se tourne vers tout ce qu'on a toujours combattu, les traditions et une autre ouverture spirituelle.Quoiqu'on dise, il s'agit du parcours de Dylan, du "folk singer" à ce vieil homme qui compose des chants de Noël.
Si l'on veut évoquer une caractéristique de ce film, hormis sa superbe bande-originale (pour notre plaisir : Dylan, again, again and all along), c'est la fixité : de longs plans avec des gens, toutes sortes de gens qui vous fixent: ils restent là, la caméra bouge. Sont-ils des fantômes ? Sont-ils des êtres humains glacés d'effroi par le regard de la caméra ou celui du spectateur? Viêtnam. Watergate. Assassinat de Kennedy. Les droits civiques, un combat sans fin. La peur se lit dans leurs yeux. Il nous reste une boule dans la gorge après ce film, bercé par la voix nasillarde de Robert Zimmermann, parfois revisité.
          Prenons le personnage de Jude Quinn (Cate Blanchett) : il se détourne soudainement de la musique folk pour la vibe électrique : ses plus grands admirateurs qui, l'instant d'avant, l'acclamaient le huent puis se détournent : il les a trahis, il n'est plus rien et ils restent, là, immobiles, le regard plein de haine ou d'incompréhension, alors que l'objectif, doucement, se détourne, s'éloigne bercé par un travelling arrière. C'est un adieu. Et quoi de mois honnête ! Ceux qui prônent la liberté ne sont pas plus tolérant que les autres : au diable l'intégrité artistique ! L'artiste doit les servir. Ce sont sur de tels constats que le scénario est basé...


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           I'm Not There met en scène les différentes vies de Bob Dylan, tous ses visages, toutes ses périodes de transition incarnées par différents personnages, tous autant désabusés les uns que les autres. Cate Blanchett (la plus ressemblante!), Ben Wishaw, Richard Gere, Christian Bale, Heath Ledger et Marcus Carl Franklin sont le rockeur électrique, le poète, le hors-la-loi qui se cache, le prophète qui change de moyen d'expression, l'acteur et le bluesman, les origines de la musique. Tous sont incompris. Tous cachent leur vraie identité et souffrent au cours de leurs errances, que ce soient dans les fêtes branchées d'Andy Warhol ou les contées sauvages du Mid-west.

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Ce plan ne peut être que de Todd Haynes : l'artiste raillé et androgyne méprisé et pris de haut... Amateurs de Velvet Goldmine: pensez Brian Slade, alias Maxell Demon, alias, Jonathan Rhys-Meyer (avec des costumes un peu plus sobres, je vous l'accorde !)

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16 avril 2010

THE RED SHOES by Michael Powell and Emeric Pressburger

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          Juste pour dire à quel point la photographie de ce film est belle : âge rêvé du Technicolor où toutes les excentricités colorées étaient permises et désirées !!!
           Une époque où le sur jeu était un aussi art ! Prenez Boris Lermontov, le grand impresario dont l'approbation est le plus beau des joyaux : le jeu de l'acteur est très soutenu et cela fait son charme : il est comme le diable qui charme sa proie, l'être maléfique des contes et des fables, et OUI : sa beauté est dans l'exagération (portée de tout son charisme)...


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28 février 2010

I LOVE YOU PHILIP MORRIS, de Glenn Ficarra et John Requa

Qu'est ce donc que cela ?
                   " Une histoire vraie de vraie".

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      Oui, Oui et c'est l'histoire d'une grande passion. Une petite tragédie. Steven Russel,alias Jim Carrey, mène une vive rêvée américaine - femme gentille et bigote, enfants, chien, église et par dessus tout, le Sourire - jusqu'au jour où il décide de vivre plus en accord avec lui même. Il est gay et il veut le faire savoir et surtout... ne plus se cacher. Mais voilà, la vie idéale "coûte cher" ; le résulat est le suivant : les arnaques, ingénieuses, mais pas assez pour ne pas aller en prison. Là-bas, il rencontrera le doux et sensible Philip Morris, Ewan McGregor... Ils tombent amoureux, follement, passionnément.

          L'histoire n'est pas drôle,mais on rit beaucoup grâce à Jim Carrey et son sourire narquois. Les solutions in extrémis de Steven pour se sortir du pétrin ou faire plaisir à son amant sont toujours hilarantes. Au contraire, on fond littéralement quand on voit le sourire de McGregor (au delà du point de vue de la midinette enamourée que je peux être) car il interprète son rôle avec finesse et grâce. Mev revient en mémoire la dégustation des chocolats à messages. Marrant et aussi... Est-il celui qui se fait rouler tout le temps ou bien est-il juste naif parce qu'il veut croire au bon côté de tous ? On veut le découvrir avec lui.

          A la fin - comme cela aurait été le cas le cas pour "Hurricane Carter", si ça n'avait pas déjà été fait avant- on a envie d'agir et d'aller limer quelques vrais barreaux et de crier à l'injustice ! Honteux Texas !!!! Même si tout ceci est fortement romancé : audacieux, et pour plusieurs raisons. D'abord, Jim Carrey - le comique, le rigolo, LE MASK? ACE VENTURA- homo dans un film tout droit en provenance d'Hollywood, eh bien ce n'était pas forcément gagné, comme le prouve tout le temps pour financer le film, trouver un réalisateur, le sortir... Bold, very bold, comme certaines répliques qui en disent long sur un sujet qui est encore loin de passer inaperçu. Et puis, oui, l'Etat du Texas s'est vengé démesurément des affronts qu'on lui a fait et il faut le dire.

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C'est aussi un film qui traite de l'identité : le mensonge, changer de personnage toutes toute les dix secondes, même s'il est pour tromper les mec "les plus ennuyeux du monde" et pour donner tout ce qu'il désire à son amour, n'est-il finalement pas dénué de sens et dangereux ? Se perdre, au loin...  Moraliste ou pas ?

     Cependant, on n'accroche pas tout le temps et tout est un peu trop speed - même si cela fonctionne très bien avec l'intrigue finale. Peut-être, parfois, on aurait voulu un peu plus de temps consacré aux personnages pour... je ne sais pas... exister.

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14 janvier 2010

BRIGHT STAR, de Jane Campion

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« A thing of beauty is a joy forever ». Simple et pur. Bright Star l’est aussi.

La passion amoureuse est sacrée : c’est le credo de John Keats. Deux amants se tournent autour, ne pouvant faire fi des bienséances. L’un, poète romantique dont l’éclat ne sera pas reconnu de son vivant, sans le sou, vivant avec son meilleur ami qui compose avec lui ; l’une qui habite avec sa famille comme le doivent les jeunes filles de son âge, aime les commérages et les nouvelles robes. Cela pourrait être l’histoire de tant d’anonymes… eh bien, non cette fois-ci : il s’agit de celle de John Keats (Ben Whishaw) et Miss Fanny Brawne (Abbie Cornish).

 Les deux jeunes gens s’intriguent et s’irritent mutuellement : elle voudrait percer au grand jour ce petit monde intellectuel, mais qu’est-ce que la poésie sinon un charabia sans précédent ? Qu’est ce que tout cet apparat ? Il faut arrêter de faire semblant… une telle idée soutenue avec hargne et méchanceté par Mr Brown, l’antipathique ami du jeune poète qui devient jaloux et cynique car il l’apprécie et l’ admire profondément… Mais très bientôt, même si les décents « Mr Keats » restent, le désir et le manque de l’autre ne laissent pas de se faire ressentir, dans l’embrasure d’une porte, en imaginant sa présence au-delà d’un mur, elle apparaissant derrière une vitre. Il est loin et se sent incapable de tout, d’être un bon auteur et de pouvoir être avec elle, sans la déshonorer aux yeux de cette sévère société anglaise, et les pleurs de la jeune fille et sa déception sont vrais, justifiés, on pleure avec elle. Quand ils sont heureux, on frémit de légèreté et rêve de toutes ces fleurs doucement colorées qui les entourent… Malheureusement, on est trop bien conscient de … ce qui sera ou pas.

           La musique est certainement un petit peu trop empathique parfois, mais on ressort charmé et ému de ce film, et comme dirait une autre critique de Bright Star – auteur tu te reconnaîtras ( je n’ai pas pu m’empêcher de la lire avant d’écrire moi-même)- heureusement que des mots et des vers de Keats nous attendent quelque part !

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13 janvier 2010

SOLDIER BLUE, de Ralph Nelson

              Les contrées sauvages du far west, elles sont belles et généreuses… et ce, parce qu’elles sont sauvages … Voilà ce que l’on comprend de la chanson d’ouverture de Soldier Blue (le titre s’affiche avec une illustration crillarde : une manche de tunique bleue qui tient une plume si rouge). Voilà un commencement tout à fait atypique pour un western du début des années soixante-dix. Il fit controverse et déchaîna la censure.

             Et pour cause : qui, avant, avait osé mettre en scène un personnage principal, féminin, la blonde et blanche Cresta Lee (Candice Bergen) dont à première vue la moitié du vocabulaire se compose de jurons et qui fait si peu de cas du massacre d’un régiment de cavalerie par les Cheyennes, dont elle seule et un tout jeune soldat, Honus Gent, complètement inexpérimenté, réchappent. Ils feront route ensemble, la débrouillarde et le peureux, car leur seule chance de suivie serait d’atteindre Fort Reunion.

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         Sous ses traits durs et quelque peu détachés, elle conserve une histoire, celle de son peuple, celui dans lequel elle se retrouve le plus. Le sang, les viols, les tortures et l’injustice, elle ne retient que cela de la Grande Conquête. Honus est patriotique, facilement outré par des bienséances si peu respectées par sa compagne aux habitudes devenues si naturelles, ce qui, malgré l’horreur du contexte, ne manque pas de faire rire et de s’attacher, petit à petit aux deux voyageurs, certain du bien fondé de l’action de l’armée, comme tant d’autres qui pourraient comprendre mais qui tournent le dos à cet effort pour suivre le « bon chemin ». Survie et scènes de tuerie totalement éprouvantes, détaillées, qui prennent la dernière, la plus évidente, est celle, sanglante, de Sand Creek.

 Quand on en sort, on a mal, mais on est heureux, transporté même que certaines convictions ne n’efface pas et que l’expérience, aussi odieuse soit-elle, puisse être… bénéfique. Le seul regret : pourquoi si peu ?

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04 novembre 2009

A NEW TOMORROW

C'était il y a quelques heures... et c'était le concert de PLACEBO ce soir. en travaux, à suivre et ça restera sans doute ainsi, bêtise d'un article écrit sous l'emprise d'une impulsion qui s'est honteusement effacé!!!

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01 novembre 2009

AWAY WE GO

So ? So ? So ? Un "nouveau Sam Mendes" ? On y court, on y vole ! Petite avant-première à Toulouse.

Chose troublante pour un film de ce réalisateur : Quelqu'un, dans la pénombre, à trois place de moi, était agité de soubressauts ... De Rires !!!! Un de ses films donne le fou rire ? Après le glaçant et esthétiquement superbe Revolutionary Road et American Beauty (zappons Jahread ) pendant lequel on esquisse quelques sourires, on rit doucement... mais il y a toujours ce petit quelque chose qui fait se rappeler le mal-être ambiant, eh bien oui, Il L'a fait : Away we go est franchement tordant et contrairement à ce que peut dire le magazine BRAZIL (que je respecte beaucoup cela-dit), on ne s'ennuit pas au bout de quinze minutes!!!
      Et il y a une ribambelle de personnages plus excentriques les un que les autres qu'il serait inhumain de dévoiler et que les deux protagonistes croisent sur leur chemin, à noter tout particulièrement Alison Janney (vous savez cette actrice dont on ne se souvient jamais du nom et qui a toujours des seconds rôles qui marquent comme celui de la mère amorphe de Ricky dans American Beauty (eh, oui, encore lui!!!) ) qui a un personnage d'une d'une vulgarité inoue ou encore la productrice de la série qui met en scène Greg Kinnear dans Nurse Betty) et Maggie Gyllenhaal, que je ne présente plus, qui est... vous verrez bien!!!! gnagnagna

                                       

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     Je dirais que rien qu'en voyant le sourire de Burt (John Krasinski qui vient ici de tenter de d'augmenter la tension de sa future fille; je ne dis rien sur le moyen utilisé qui, chaque fois un  peu plus, est hilarant), on comprend, et si vous entendez ses gloussements soudains, oulàlà ! Qui est Burt ? C'est le copain de Verona (Maya Rudolph), la trentaine, tout comme lui, dessinatrice indépendante refusant à tout jamais le mariage, et touS les deux s'aiment follement. Ce serait presque un résumé complet, s'il n'y avait pas eu ce bébé en train de devenir dans un ventre. Petite crise de panique : on réalise qu'on est bien mal chez soi, les beaux-parents sont de plus en plus insuppportables et il faut prendre une décision. Ce filM-là ne décrit pas, comme la plupart du même sujet, un couple qui se détériore complètement à cause d'un petit imprévu, mais plutôt la recherche d'équilibre de deux êtres qui sont fermement liés l'un à l'autre et qui ne sont pas complètement en phase avec la société et les autres gens. Voilà la bonne excuse pour un long voyage d'Omaha à Montréal, histoire de se trouver un foyer plus accueillant et de comprendre ce qu'on veut.

        Quand on voit Away we go, on a envie d'être amoureux. Quand on voit Away we go, on a envie de se trouver un petit refuge douillet et chaleureux, semé de gens adorables et ouverts d'esprit. Après ce film, on serait tenté de dire -chose par rapport à laquellle, personnellement, je change tout le temps d'avis- "on est nulle part aussi bien qu'à la maison! ", comme la dernière phrase (à quelques mots près) de Priscilla, Folle du désert.

        Ce n'est pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais ce film fait chaud au coeur et ce sur quoi, par contre, je me pose des questions, ce n'est pas sur sa qualité, mais plutôt sur son contexte de production. On aime Sam Mendes pour des travaux qui portent sa marque, la référence étant American beauty, les belles images et les émotions qui clouent au siège et qui nouent la gorge. Or, maintenant, c'est un petit peu comme s'il s'était mis à suivre une mode, celle de "l'émergence de "la comédie indé américaine (un peu philosophique)", style Juno ou Little Miss Sunshine - qui sont des films, je tiens à le préciser, que j'aime beaucoup- basés sur le thème de la famille te de la découverte des autres, ce qui serait un peu dommage, même si le résultat est très satisfaisant!


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Une petite illustration du " ça rappelle un petit peu Juno quand même !"

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15 octobre 2009

ISOLATION, AS WOULD SAY IAN

Houhou, premier pas dans l'univers du BLOG, et voilà, déjà un mot coupé dans le sous titre ("indugent") qui, selon moi- je dois le préciser, vu mon ignorance chronique de ce monde- n'était pas censé apparaître, d'où l'extrême répétition dans l'inauguration du premier post.


       Après un peu de blabla technique, quelque chose d' autre.

Quelques principes et questions essentiels qui m'ont été rappelés par une une amie :

l'inspiration provient elle forcément d'un malaise? Est il possible d'être heureux et de créer quelque chose de "vrai". On m'a également conseillé l'ennui, le désoeuvrement et l'écart du monde pour recommencer à écrire... C'est tellement juste. Il faudrait que ma dernière semaine de vacances soit une "semaine d'autiste", une appelation assez drôle , mais dure à mettre en pratique. Pris dans le tourbillon "choses à faire"... Faire comme Balzac :dormir toute la fin de journée, jusqu'à minuit, s'armer de café (enfin d'un stimulant dans mon cas; ce breuvage est tellement infâme), de plume et d'encre ( je serai moins classe : clavier ou bic) et veiller jusqu'au petit matin et après plusieurs semaines pouvoir déclarer "j'ai accompli pas mal de choses (que je voulais faire) "; la citation est immensément loin d'être exacte, mais l'idée y est. Je n'ai rien lu de Balzac, mais je me permets de le croire !

      En parlant d'isolement, d'objectifs et de quête en quelque sorte -and after some streams of consciouness completely out of the the blue- let me talk about :

Mary_et_Max,

Un film d'animation en pâte à modeler, filmé image par image, SANS IMAGES DE SYNTHESE, avec comme voix originales, celles de Phillip Seymour Hoffman (selon moi un des meilleurs artistes de sa génération, mais j'y reviendrai un de ces jours) et Toni Colette (j'ai failli écire Mandy Slade).

A NE PAS FAIRE VOIR AUX ENFANTS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C'est mignon(et très beau) pour les gens un peu plus mûrs.
Une histoire toute simple, et tirée de faits réels, celle d'une fillette au physique ingrat de 8 ans, Mary Dinkle qui, complètement négligée par sa mère alcoolique et cleptomane et son père fasciné par la taxidermie, voit toutes ses questions sans réponse. L'enfant voudrait échanger, discuter et surtout savoir comment naissent les enfants dans les autres pays. Chez elle, en Autralie, comme on lui dit depuis toujours, ils apparaissent dans les chopes de bière! Elle pioche au hasard une adresse dans le botin et tombe sur un certain Max Horrowitz, 44 ans, établi à New York, avec qui elle va commencer une longue correspondance par lettres, chocolat, et  beaucoup d'autres. De l'espoir va naître des deux partis : être considéré et estimé par quelqu'un de réel, enfin avoir un "VRAI" ami.

  Mais Max est en quelque sorte autiste; il a le syndrome d'Asperger : il n'aime pas les gens, la ville qui est sale, le monde devrait être logique et la moindre émotion, le moindre changement provoque chez lui des crises de panique. C'est ainsi qu'au fil du temps, leur amitié épistolaire devriendra tumutueuse, incertaine...

Leurs "trottoirs" se croiseront-ils un jour ?


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Cette métaphore est vraiment à l'image du film. Ce petit bijou repose sur l'imaginaire de deux enfants ( Max est tellement sensible) qui s'entrechoquent, même s'ils sont loin l'un de l'autre. Tout est illustré de façon concrète et déformée -ce qui correspond à une pause dans la narration et à l'introduction d'une scénette - et c'est délicieux, tout simplement. Le fameux trottoir est le chemin de la vie, l'ami imaginaire de Max est une sorte de pirate,Mr RAVIOLI, assis dans un coin de la pièce et qui lit des livres qui permettent de s'auto-affirmer ("Comment devenir géant?" par exemple), Mary s'imagine épouser un Ecossais qui s'appelle Earl Gray car ce nom ne peut pas être celui d'un thé, il est bien trop joli.
      Ces personnages sont en pâte, mais leurs sentiments sont si bien exprimer qu'ils deviennent très troublants, vu la dureté du troupeau...  EUH pardon du PROPOS (si ça, c'est un lapsus révélateur, il va falloir que l'on m'ouvre les yeux).

Même les années qui passent sont vraiment bien matérialisées, et avec finesse et humour : la voix, doucement, les corps et les esprits; on rit et on comprend Mary dans sa confusion; c'est une enfant, elle mélange les mots: son voisin, traumatisé par le Viêtnam, est  pour elle frappé d'"homophobia", ce qui n'a rien à voir, puis qu'il s'agit d'"agoraphobia" ! On regarde, on entend et on sourit ; elle est si jeune et va déjà à l'encontre de tant de difficultés qu'elle, tout comme Max, tente d'oublier en se rabattant sur les sucreries

     En effet, ce film est beau, les personnages sont adorables malgré leurs inombrables défauts, mais la tristesse et la mélancolie sont ici totalement omniprésentes. La noirceur et la sobriété de l'image en sont les premiers témoignages. Chacun, de son côté, a sa quête, ses objectifs, mais il est tellement difficile d'accepter que Max, qu'on aime en fin de compte, même s'il est hyperphage et que lui, il n'aime personne, à part Mary, ait de si petits buts dans la vie parce qu'il pense inconsciemment qu'il ne lui est pas permis d'avoir plus. Il veut une réserve de chocolat pour toute l'existence, la collections complète des figurines des Noblets, le dessin animé que sa jeune correspondante et lui  adorent, et avoir un ami, réel, pas comme Ravioli. Tout projet est louable, comme celui-ci, mais cela mêne à des réflexions comme : "S'il est heureux comme ça, pourquoi insister"? car on peut considérer génial si peu de besoins et une telle innocence, mais pas de chance, il se sens mal à peu près tout le temps et il n' y peut rien. Il vit dans sa tête, loin de tout et il est perdu, et lui en est conscient. Si ce n'était pas le cas, on se réjouirait presque presque puisqu'il est si dur de rester un enfant et de se contenter de petits plaisirs qui font pourtant les meilleurs moments, si on réfléchit bien. 

Ce film, une étreinte, une boule dans la gorge tout au long : cela résume bien l'existence, si l'on cherche un quelconque bonheur.

mARY AND mAX, let me share your feelings!

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13 octobre 2009

ENTREE EN MATIERE

WELCOME,

Création d'un petit blog à deux heures du mat. Première tentative de post. Après une journée assez chargée, eh bien juste une petite tentative de présentation.


MY PURPOSE,

Films ( because cinema is ... OH), music (if know how to talk about it), books (when I read, if I read),
plays and concerts (if I go to some shows)

I will try to describe my own feelings and advise you.

I hope you will enjoy the effort !!!



" Our doubt is our passion and our passion is our task. The rest is the madness of art..."

Henry James.


Pour ces quelques mots, il EST un maître à penser.




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