01 novembre 2009

AWAY WE GO

So ? So ? So ? Un "nouveau Sam Mendes" ? On y court, on y vole ! Petite avant-première à Toulouse.

Chose troublante pour un film de ce réalisateur : Quelqu'un, dans la pénombre, à trois place de moi, était agité de soubressauts ... De Rires !!!! Un de ses films donne le fou rire ? Après le glaçant et esthétiquement superbe Revolutionary Road et American Beauty (zappons Jahread ) pendant lequel on esquisse quelques sourires, on rit doucement... mais il y a toujours ce petit quelque chose qui fait se rappeler le mal-être ambiant, eh bien oui, Il L'a fait : Away we go est franchement tordant et contrairement à ce que peut dire le magazine BRAZIL (que je respecte beaucoup cela-dit), on ne s'ennuit pas au bout de quinze minutes!!!
      Et il y a une ribambelle de personnages plus excentriques les un que les autres qu'il serait inhumain de dévoiler et que les deux protagonistes croisent sur leur chemin, à noter tout particulièrement Alison Janney (vous savez cette actrice dont on ne se souvient jamais du nom et qui a toujours des seconds rôles qui marquent comme celui de la mère amorphe de Ricky dans American Beauty (eh, oui, encore lui!!!) ) qui a un personnage d'une d'une vulgarité inoue ou encore la productrice de la série qui met en scène Greg Kinnear dans Nurse Betty) et Maggie Gyllenhaal, que je ne présente plus, qui est... vous verrez bien!!!! gnagnagna

                                       

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     Je dirais que rien qu'en voyant le sourire de Burt (John Krasinski qui vient ici de tenter de d'augmenter la tension de sa future fille; je ne dis rien sur le moyen utilisé qui, chaque fois un  peu plus, est hilarant), on comprend, et si vous entendez ses gloussements soudains, oulàlà ! Qui est Burt ? C'est le copain de Verona (Maya Rudolph), la trentaine, tout comme lui, dessinatrice indépendante refusant à tout jamais le mariage, et touS les deux s'aiment follement. Ce serait presque un résumé complet, s'il n'y avait pas eu ce bébé en train de devenir dans un ventre. Petite crise de panique : on réalise qu'on est bien mal chez soi, les beaux-parents sont de plus en plus insuppportables et il faut prendre une décision. Ce filM-là ne décrit pas, comme la plupart du même sujet, un couple qui se détériore complètement à cause d'un petit imprévu, mais plutôt la recherche d'équilibre de deux êtres qui sont fermement liés l'un à l'autre et qui ne sont pas complètement en phase avec la société et les autres gens. Voilà la bonne excuse pour un long voyage d'Omaha à Montréal, histoire de se trouver un foyer plus accueillant et de comprendre ce qu'on veut.

        Quand on voit Away we go, on a envie d'être amoureux. Quand on voit Away we go, on a envie de se trouver un petit refuge douillet et chaleureux, semé de gens adorables et ouverts d'esprit. Après ce film, on serait tenté de dire -chose par rapport à laquellle, personnellement, je change tout le temps d'avis- "on est nulle part aussi bien qu'à la maison! ", comme la dernière phrase (à quelques mots près) de Priscilla, Folle du désert.

        Ce n'est pas le chef-d'oeuvre du siècle, mais ce film fait chaud au coeur et ce sur quoi, par contre, je me pose des questions, ce n'est pas sur sa qualité, mais plutôt sur son contexte de production. On aime Sam Mendes pour des travaux qui portent sa marque, la référence étant American beauty, les belles images et les émotions qui clouent au siège et qui nouent la gorge. Or, maintenant, c'est un petit peu comme s'il s'était mis à suivre une mode, celle de "l'émergence de "la comédie indé américaine (un peu philosophique)", style Juno ou Little Miss Sunshine - qui sont des films, je tiens à le préciser, que j'aime beaucoup- basés sur le thème de la famille te de la découverte des autres, ce qui serait un peu dommage, même si le résultat est très satisfaisant!


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Une petite illustration du " ça rappelle un petit peu Juno quand même !"

Posté par Sofa à 18:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur AWAY WE GO

    Blablabla...

    Lit Brazil avant de le citer, non parce que franchement il faut pas me faire confiance. Moi-même je ne sais plus très bien ce que j'ai lu, faut dire que pour ce genre de chose je lis et puis j'oublie. Bref, tu aurais pu parler de la musique aussi, élément essentiel du film d'après moi.

    Après ces quelques reproches, quelques bons points. Cette critique est meilleure que la précédente, en tout cas moins pompeuse et plus drôle. Et je suis ma foi d'accord avec toi sur la conclusion.

    Bisous.

    Posté par Pauline, 01 novembre 2009 à 19:48 | | Répondre
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